Gims début de carrière : de Kinshasa à Sexion d’Assaut jusqu’au succès solo
Gims débute dans le rap en 2002 avec Prototype 3015, avant de percer avec Sexion d’Assaut en 2010.
- Naissance à Kinshasa le 5 mai 1986, père chanteur de Viva La Musica.
- Arrivée en France à 2 ans en 1988, quartiers Arts-et-Métiers puis Poissonnière.
- Fratrie de 14 frères et sœurs, dont Dadju, Bedjik et Darcy.
- Trio Prototype 3015 formé en 2002 avec JR O Crom et Makan.
- Conversion à l’islam en 2004 pendant ces années fondatrices.
- Album L’École des points vitaux en mars 2010, disque de diamant.
Biographie et parcours de Gims
Enfance à Kinshasa et arrivée en France
Gandhi Alimasi Djuna, connu sous le nom de Gims, voit le jour le 5 mai 1986 à Kinshasa, alors capitale du Zaïre. Son père, Djanana Djuna, est un chanteur du groupe Viva La Musica de Papa Wemba. Le futur rappeur grandit donc dans un univers musical, bercé par les rythmes congolais dès ses premières années.
En 1988, il arrive en France à l’âge de 2 ans, ses parents étant alors en situation irrégulière. La famille s’installe dans les quartiers populaires des Arts-et-Métiers puis de Poissonnière, à Paris. Gims évolue dans une fratrie de 14 frères et sœurs, dont son cadet Dadju, également devenu chanteur, ainsi que Bedjik et Darcy.
Études, vocation musicale et entrée dans le rap
Adolescent, Gims entame des études de communication et de graphisme. Mais la musique s’impose progressivement comme une évidence, portée par l’héritage familial et la culture hip-hop qui traverse alors les banlieues parisiennes.
En 2002, il forme le trio Prototype 3015 avec JR O Crom et Makan. Cette première expérience collective marque son entrée concrète dans le rap et prépare la naissance de Sexion d’Assaut, le collectif qui va changer sa trajectoire. La même période correspond à une étape personnelle forte : sa conversion à l’islam en 2004.
Ces années fondatrices posent les bases de tout ce qui suivra : une identité musicale métissée, une discipline de travail et une capacité à fédérer autour de lui. Le jeune Gandhi n’est encore qu’un membre parmi d’autres d’un large collectif, mais son potentiel de leader et d’auteur se dessine déjà.
Débuts avec Sexion d’Assaut (2002-2012)

Avant la gloire en solo, Gims fait ses armes au sein d’un collectif devenu légendaire. En 2002, il forme le trio Prototype 3015 avec JR O Crom et Makan. Ce groupe initial s’élargit ensuite pour donner naissance à Sexion d’Assaut, un collectif comptant une trentaine de membres à ses débuts.
Au fil des départs, la formation se stabilise autour de figures marquantes comme Lefa, Barack Adama, Maska, Doomams, JR O Crom, Black M et L.I.O Pétrodollars. C’est avec cette équipe soudée que Gims va réellement percer auprès du grand public.
Le tournant arrive en mars 2010 avec l’album L’École des points vitaux. Le disque s’écoule à 19 000 exemplaires dès sa première semaine et décroche une certification disque de diamant. Le groupe confirme ensuite son statut avec l’album L’Apogée, sorti en 2012, avant que chaque membre ne prenne son envol.
Les débuts en carrière solo (2013)
Après des années passées au sein du collectif, Gims franchit le pas du solo. Cette période marque un tournant décisif dans sa trajectoire musicale. Le rappeur quitte temporairement le groupe pour explorer une identité artistique personnelle.
À découvrir aussi
Le parcours de Gims rappelle d’autres trajectoires musicales marquées par une identité forte. Kendji Girac a grandi entre caravane l’été et logement sédentarisé l’hiver, une enfance gitane qu’il revendique avec fierté.
Son premier album solo sort sous le nom de Subliminal. Le projet dévoile un univers plus intime, mêlant rap, mélodies pop et influences variées. Le premier extrait dévoilé, Meurtre par strangulation (M.P.S.), annonce la couleur : Gims veut montrer une facette différente de son talent.
Mais c’est un autre titre qui propulse véritablement sa carrière solo. J’me tire reste classé 4 semaines numéro 1 des ventes en France. Un succès qui confirme sa capacité à séduire un public bien plus large que celui du rap underground.
- Subliminal : premier album solo de Gims
- J’me tire : classé numéro 1 pendant 4 semaines
- Bella, One Shot, Changer : titres clés de l’album
- Subliminal : certifié disque de diamant
Une reconnaissance commerciale immédiate
L’album Subliminal décroche rapidement un disque de diamant. Ce certificat récompense des ventes exceptionnelles et confirme l’engouement du public pour le rappeur en solo. Les titres Bella, One Shot et Changer deviennent des incontournables des radios et des plateformes de streaming.
Cette même année, Gims figure parmi les artistes français les mieux payés, selon le classement du magazine Challenges. Il occupe la deuxième place du palmarès. Une consécration qui illustre l’ampleur de son succès commercial dès ses débuts en solo.
Un virage artistique assumé
Avec Subliminal, Gims ne se contente pas de surfer sur la vague Sexion d’Assaut. Il impose un style personnel, où les mélodies chantées côtoient les passages rappés. Cette approche hybride devient sa signature et ouvre la voie à une carrière solo durable.
Le public découvre un artiste complet, capable de passer du rap pur à des refrains pop mémorables. Ce premier opus pose ainsi les fondations d’une discographie qui ne cessera de s’enrichir par la suite.
Enfance, famille et origines congolaises
Gims grandit dans une famille de 14 frères et sœurs, bercée par la musique dès le plus jeune âge. Son père, Djanana Djuna, était chanteur au sein de l’orchestre Viva La Musica de Papa Wemba, une figure majeure de la rumba congolaise. Cet environnement artistique explique en partie sa vocation précoce.
Ses parents arrivent en France en situation irrégulière alors qu’il n’a que deux ans. La famille s’installe d’abord dans le quartier des Arts-et-Métiers, puis à Poissonnière, à Paris. Gims passe donc son enfance entre deux cultures, avec le Congo comme héritage familial et la France comme terrain de construction.
Cette fratrie nombreuse deviendra aussi une force musicale : ses frères Dadju, Bedjik et Darcy mèneront également une carrière dans la chanson. Un terreau familial qui façonne durablement son identité d’artiste.
Récompenses et distinctions
La reconnaissance du public s’est accompagnée d’une impressionnante collection de trophées. Ces distinctions confirment que Gims ne s’est pas contenté de vendre des disques : il a marqué durablement le paysage musical francophone, jusqu’à être salué sur la scène internationale.
- NRJ Music Awards : sacré artiste masculin francophone de l’année
- Victoires de la musique : récompensé pour l’album de musiques urbaines
- MTV Europe Music Awards : meilleur artiste francophone
- W9 d’Or : prix de la chanson française la plus écoutée
- Trace Awards : meilleur groupe ou collaboration
- Latin American Music Awards : meilleur artiste
Ces prix racontent une trajectoire rare : celle d’un rappeur devenu star populaire, capable de remplir le Stade de France et de cumuler des certifications disque de diamant sur plusieurs projets. Chaque cérémonie ajoute une brique à une carrière déjà exceptionnelle.
Albums studio et discographie
La discographie de Gims s’étend sur plus d’une décennie et illustre une évolution constante, du rap pur de ses débuts vers des sonorités plus mélodiques et populaires. Chaque opus marque une étape de sa carrière solo.
| Année de sortie | Titre de l’album | Distinction ou performance |
|---|---|---|
| 2013 | Subliminal | Certifié disque de diamant |
| 2015 | Mon cœur avait raison | Double album, annoncé le 28 avril |
| 2016 | À Contrecoeur (Pilule Violette) | Réédition, 7 titres supplémentaires |
| 2018 | Ceinture noire | Numéro 1 des ventes |
| 2019 | Transcendance | Poursuite de la veine mélodique |
| 2022 | Les dernières volontés de Mozart | Retour à un univers plus introspectif |
Avec Subliminal, Gims pose les bases de son identité solo et décroche immédiatement une certification majeure. Cet album contient plusieurs tubes qui restent encore aujourd’hui des incontournables de son répertoire, notamment Bella, One Shot et Changer.
Le succès ne se dément pas avec Mon cœur avait raison, un double album qui confirme sa capacité à enchaîner les hits. La réédition À Contrecoeur (Pilule Violette) vient enrichir ce projet avec 7 titres inédits, offrant ainsi une seconde vie à l’album.
Puis vient Ceinture noire, qui se hisse directement au sommet des ventes et devient l’un des albums les plus marquants de sa carrière. Avec Transcendance, il poursuit cette dynamique en explorant des sonorités toujours plus variées, avant de proposer avec Les dernières volontés de Mozart un projet plus personnel et réfléchi.
Succès, consécration et hits majeurs
Le grand public retient d’abord Est-ce que tu m’aimes ?, un titre qui a décroché la première place des charts en Italie et installé Gims bien au-delà des frontières françaises. Puis vient Sapés comme jamais, en featuring avec Niska, numéro un en France. En 2018, La Même avec Vianney devient le titre le plus diffusé en radio de l’année.
Sa capacité à multiplier les collaborations marque aussi son parcours : Bella Ciao aux côtés de Vitaa, Dadju et Slimane, ou encore Arhbo, choisi comme hymne de la Coupe du monde au Qatar. Son titre Ninao atteint même la première place en Géorgie, preuve d’une audience qui dépasse largement la francophonie.
Le point d’orgue de cette consécration reste le concert au Stade de France, le 28 septembre 2019. Ce soir-là, Gims devient l’un des rares rappeurs français à remplir seul cette enceinte. Sa plainte contre Booba pour harcèlement montre aussi un artiste qui n’hésite plus à défendre publiquement sa place dans le rap français.
