Les groupes de Jean-Jacques Goldman : de Taï Phong aux collaborations

Jean-Jacques Goldman a mené sa carrière au sein de trois formations principales.

  • Taï Phong : premier groupe rock, trois albums de 1975 à 1979.
  • Carrière solo : sept albums de 1981 à 2001.
  • Fredericks Goldman Jones : deux albums en 1990 et 1993.
  • Premier tube avec Taï Phong : Sister Jane, sorti en 1975.
  • Titre phare de Fredericks Goldman Jones : Né en 17 à Leidenstadt.
  • Débuts vocaux en chorale à 14 ans, chez Red Mountain Gospellers.

Biographie et parcours de Jean-Jacques Goldman

Premières années et influences familiales

Jean-Jacques Goldman voit le jour à Paris, dans le 19e arrondissement, en 1951. Il est le troisième d’une fratrie de quatre enfants. Son histoire familiale est marquée par un héritage fort : sa mère, Ruth Ambrunn, est une juive allemande, tandis que son père, Alter Mojsze Goldman, fut un résistant pendant la guerre. Cet environnement cultivé et engagé pose les bases d’une sensibilité artistique qui ne le quittera plus.

Débuts musicaux et service militaire

C’est à 14 ans que le jeune Goldman fait ses premiers pas dans la musique en intégrant la chorale Red Mountain Gospellers, à Montrouge. Ce cadre collectif lui apprend l’importance de la voix et de l’écoute, deux piliers de sa future carrière. Il apprend ensuite la guitare en autodidacte, un instrument qui devient rapidement son outil de composition privilégié.

  • Chorale Red Mountain Gospellers : première expérience vocale dès 14 ans.
  • Guitare en autodidacte : apprentissage personnel, sans professeur.
  • Base aérienne de Villacoublay : service militaire dans l’armée de l’air.
  • Mariage avec Catherine Morlet : union célébrée en 1975.

Cette période charnière le conduit naturellement vers la scène, avec un premier groupe qui marquera profondément son parcours.

Discographie par formation

groupe de jean-jacques goldman
Formation Albums studio Période Titre marquant
Taï Phong 3 albums 1975 à 1979 Sister Jane
Carrière solo 7 albums 1981 à 2001 Je marche seul
Fredericks Goldman Jones 2 albums 1990 et 1993 Né en 17 à Leidenstadt

Ce tableau résume l’essentiel, mais chaque formation mérite qu’on s’y attarde. Trois configurations distinctes structurent la discographie de Jean-Jacques Goldman, chacune correspondant à une étape différente de sa vie musicale.

Un premier groupe rock à trois albums

Avec Taï Phong, Goldman enregistre trois albums studio entre 1975 et 1979. Le premier opus éponyme sort en 1975 et porte le tube Sister Jane, véritable succès de l’été. Suivent Windows puis Last Flight. Le groupe se disperse ensuite, même s’il tente un retour avec le titre I’m Your Son, où Goldman assure les chœurs.

Sept albums solo et un record de ventes

Sa carrière solo débute au début des années 1980 et donne naissance à sept albums studio. L’album Non homologué s’écoule à 1,3 million d’exemplaires. Le single Je marche seul atteint la 2e place du Top 50, tandis que Je te donne reste 8 semaines au sommet du classement et que Pas toi se hisse à la 5e place. Le dernier album solo, Chansons pour les pieds, clôt cette période.

Deux albums en trio avec Fredericks Goldman Jones

Formé avec Carole Fredericks et Michael Jones, le trio Fredericks Goldman Jones publie deux albums studio, dont le deuxième s’intitule Rouge. Les morceaux à plusieurs voix s’imposent naturellement, chaque membre apportant sa couleur au chant.

Taï Phong : le premier groupe de Jean-Jacques Goldman

Fondé en 1972, Taï Phong réunit quatre musiciens autour des frères Khanh Maï et Taï Sinh. Jean-Jacques Goldman rejoint la formation en 1975 comme guitariste, chanteur et violoniste, marquant ainsi ses véritables débuts professionnels.

À découvrir aussi

Les groupes cités ici rappellent d’autres formations cultes. Le projet solo de Lionel Williams déploie un univers sonore unique, tandis que Yo La Tengo s’est construit autour d’un duo inséparable depuis 1984. À Berlin-Ouest, Einstürzende Neubauten transforme outils et plaques de métal en véritables instruments. Enfin, Brutus propose un rock nerveux né à Louvain en 2014.

La même année, le groupe connaît un succès fulgurant avec Sister Jane, un tube devenu incontournable de l’été. Cette chanson propulse Taï Phong sur le devant de la scène et permet à Goldman de se faire un nom dans le milieu musical. Le groupe enchaîne alors plusieurs albums studio qui confirment son potentiel.

Le succès s’essouffle toutefois dès 1979, année qui marque la fin de la dynamique du groupe. Taï Phong tente un retour des années plus tard avec le titre I’m Your Son, sur lequel Goldman prête sa voix aux chœurs, avant une reformation aboutissant à l’album Sun. Il faudra attendre 27 ans pour voir renaître le groupe avec Return of the Samurai.

Carrière solo de Jean-Jacques Goldman

Après l’aventure Taï Phong, Jean-Jacques Goldman signe un contrat de 5 albums avec Epic et entame une carrière solo. En 1985, son titre Je marche seul atteint la 2e place du Top 50, tandis que Je te donne reste 8 semaines au sommet du classement. Pas toi se classe n°5.

Son album Non homologué se vend à 1,3 million d’exemplaires. Les albums certifiés diamant s’enchaînent dans la seconde moitié des années 1980. Cette période confirme son statut d’artiste majeur de la chanson française, avec une reconnaissance publique qui ne faiblira pas.

Il reste 15 fois en tête du palmarès des personnalités préférées des Français. En 2001, il publie Chansons pour les pieds, son dernier album studio, avant de se retirer progressivement de la scène musicale.

Collaborations musicales de Jean-Jacques Goldman

Jean-Jacques Goldman s’est imposé comme l’un des auteurs-compositeurs les plus sollicités de la chanson francophone. Les artistes de tous horizons font appel à sa plume, et plusieurs de ces collaborations sont devenues des succès marquants.

Céline Dion, la rencontre décisive

La première collaboration avec Céline Dion remonte à l’album D’eux, un projet qui va marquer l’histoire de la variété française. Goldman y signe la quasi-totalité des textes et offre à la chanteuse québécoise des titres qui deviendront des classiques instantanés. Le public adhère massivement et l’album s’installe durablement dans les charts.

Fort de ce succès, le duo remet l’ouvrage sur le métier avec S’il suffisait d’aimer, un second opus où Goldman signe la quasi-totalité des titres. Cette collaboration confirme l’alchimie artistique entre les deux artistes et consolide la place de Céline Dion dans le paysage musical francophone.

Johnny Hallyday et Khaled

Goldman a également mis son talent au service de Johnny Hallyday, en collaborant sur l’album Gang. Cette association témoigne de sa capacité à s’adapter à des univers musicaux très différents, du rock à la variété en passant par la world music.

Avec Khaled, la collaboration prend une autre dimension : Goldman co-signe Aïcha, un titre qui devient un immense succès populaire et traverse les frontières. Cette chanson illustre la facilité du compositeur à épouser des influences orientales tout en conservant sa signature mélodique.

Patricia Kaas et autres projets

Sa collaboration avec Patricia Kaas s’inscrit dans cette même dynamique d’ouverture. Goldman explore des registres variés et prête sa plume à des projets qui dépassent le cadre strict de sa propre carrière solo. Cette générosité artistique explique en partie sa longévité et sa place unique dans la chanson française.

Fredericks Goldman Jones

Le trio Fredericks Goldman Jones naît de la rencontre de Jean-Jacques Goldman avec la chanteuse américaine Carole Fredericks et le guitariste gallois Michael Jones. Le nom du groupe suit simplement l’ordre alphabétique des trois patronymes, une astuce qui évite toute hiérarchie entre les artistes.

Le premier album éponyme paraît en 1990, suivi de Rouge en 1993. Cette aventure collective repose sur un principe simple : des chansons à plusieurs voix qui se sont imposées naturellement, sans calcul commercial.

Porté par des titres comme Né en 17 à Leidenstadt ou Un, deux, trois, le groupe connaît un large succès public avant que chacun ne reprenne sa route. Cette parenthèse reste aujourd’hui l’une des collaborations les plus marquantes de la carrière de Jean-Jacques Goldman.